<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

    <title><![CDATA[Commentaires du blog: Le blog de Lady Ada]]></title>
    <link>http://europeana.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;Le blog de Lady Ada&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 08 Oct 2009 14:51:11 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 08 Oct 2009 14:51:11 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>                <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de anthropology dissertation]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-22976985-6.html#comment49123764</link>        <description><![CDATA[
  Blogs are so informative where we get lots of information on any topic. Nice job keep it up!!<br>
  _____________________<br>
  <br>
  <a title="anthropology dissertation" href="http://www.ukdissertation.co.uk/students_resource/Anthropology_Dissertation.htm" target="_blank">anthropology dissertation</a>

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 Oct 2009 14:51:12 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-22976985-6.html#comment49123764</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Dante]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment37690067</link>        <description><![CDATA[<span style="background-color: #ff0000;">Pour tout le reste, nos positions sont assez irr&eacute;conciliables, et j'ai renonc&eacute; depuis longtemps &agrave; te d&eacute;tourner du sombre chemin d'obscurantisme, d'impi&eacute;t&eacute; et de folie que tu t'obstines &agrave; suivre, au m&eacute;pris de toute logique et de tout bon sens. ;-))<br><br></span>J'aurais pu en dire autant, en effet :-)<br><br><span style="background-color: #ff0000;">En ce qui concerne les lois du march&eacute; : je trouve absurde l'id&eacute;e de remettre en cause le fait que le march&eacute; est le moyen le plus efficient d'organiser la production et la circulation de biens et de services dans un syst&egrave;me &eacute;conomique complexe. Non pas que je trouve la critique du march&eacute; ridicule (moralement parlant, le march&eacute; est la plus horrible des "cr&eacute;ations" humaines : un syst&egrave;me capable de s'autog&eacute;rer sans la moindre intervention humaine et, presque, sans le besoin de l'existence humaine). Simplement, cette critique est &agrave; mon sens une immense <em>perte de temps</em>.<br></span><br>Est-ce &agrave; dire, dans ce cas-l&agrave;, que le d&eacute;bat ne doit pas avoir lieu et que nous n'avons fait que perdre du temps depuis presque 2 si&egrave;cles ? Tu m'excuseras donc de ne pas avoir ton assurance en la mati&egrave;re.<br><br>Dante]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Feb 2009 14:02:10 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment37690067</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment37190524</link>        <description><![CDATA[Arf, c'est tout le probl&egrave;me de r&eacute;agir rapidement, par simple com, &agrave; un probl&egrave;me aussi vaste qu'il m&eacute;riterait des bouquins entiers.<br><br>C'est aussi tout le probl&egrave;me de r&eacute;agir en grande partie &agrave; c&ocirc;t&eacute; du sujet, en apportant finalement plus de probl&egrave;mes que de r&eacute;ponses.<br>Donc, pour pr&eacute;ciser : ma derni&egrave;re r&eacute;ponse ne s'adressait pas vraiment &agrave; toi, ni au film qui a suscit&eacute; l'article, mais au syst&egrave;me politique fran&ccedil;ais en g&eacute;n&eacute;ral.<br><br>Je n'emploie pas le terme de "mythe" en un sens p&eacute;joratif, mais simplement comme un synonyme plus parlant de "repr&eacute;sentation". En tant que tel, je parlais des repr&eacute;sentations que nous nous faisons, nous, Fran&ccedil;ais (et moi inclus ;-) de la mani&egrave;re dont le gouvernement de la cit&eacute; doit se faire. Si je critique ces repr&eacute;sentations, c'est parce qu'elles influencent fortement le d&eacute;veloppement de cet ensemble de contingences al&eacute;atoires et hasardeuses que l'on nomme "r&eacute;alit&eacute;". Et, il faut bien l'avouer, notre syst&egrave;me politique ne fonctionne plus vraiment depuis un long moment : c'est bien que les repr&eacute;sentations que nous nous en faisons doivent en partie bloquer des &eacute;volutions n&eacute;cessaires.<br><br>J'entre donc maintenant dans le coeur du d&eacute;bat :<br><em>"Mais, si en bon Derrida, on se met &agrave; d&eacute;cortiquer cette rh&eacute;torique, on s'aper&ccedil;oit qu'elle est une construction&nbsp;postulant une compatibilit&eacute; entre deux champs qui ne sont certes pas oppos&eacute;s mais qui supposent une int&eacute;grit&eacute; et une conviction pour les associer sans susciter de conflits d'int&eacute;r&ecirc;ts"</em><br><br>En supposant que la politique est un processus conscient o&ugrave; des &ecirc;tres de raison ont &agrave; d&eacute;cider rationnellement et objectivement de la meilleure d&eacute;cision &agrave; prendre &agrave; un moment donn&eacute;.<br>Ce qui n'est &eacute;videmment pas le cas : des d&eacute;cideurs ont des convictions qu'ils cherchent &agrave; appliquer avec leurs trippes autant qu'avec leur raison. Et c'est bien parce qu'ils n'avaient aucune confiance en la "nature humaine" que Montesquieu ou Locke imagin&egrave;rent un syst&egrave;me de s&eacute;paration des pouvoirs propre &agrave; limiter l'initiative d'un dirigeant isol&eacute;, et &agrave; l'encadrer dans un ensemble de pouvoirs/contre-pouvoirs qui obligeaient le dirigeant &agrave; pratiquer les valeurs de la soci&eacute;t&eacute;, qu'il le veuille ou non.<br><br>De la m&ecirc;me mani&egrave;re, ces institutions obligent les gouvernants &agrave; assurer leur t&acirc;che fondamentale, qui est de faire l'unit&eacute; de la cit&eacute; &agrave; travers la loi. <em>Un dirigeant n'a pas &agrave; lui seul le sens de l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ra</em>l. Cela &eacute;craserait n'importe qui, &agrave; part quelques hommes d'exception, et encore...<br>C'est bien pourquoi les hommes politiques sont pris dans les filets d'un syst&egrave;me politique qui, seul, assure l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral par le d&eacute;passement des int&eacute;r&ecirc;ts particuliers repr&eacute;sent&eacute;s par les d&eacute;put&eacute;s (dans le processus d'&eacute;dification de la loi).<br><br><em>"Cette&nbsp;association ne peut tenir que si un certain sens du service (ministre indique&nbsp;&eacute;thymologiquement le serviteur) est plac&eacute; dans la conduite d'une politique"</em><br><br>Pr&eacute;cis&eacute;ment pas : le syst&egrave;me politique doit &ecirc;tre &eacute;difi&eacute; de telle mani&egrave;re <em>qu'il oblige</em> ses serviteurs &agrave; le servir de mani&egrave;re aussi efficiente que possible, c'est &agrave; dire en rendant le meilleur service possible &agrave; la cit&eacute;. En clair, le bon syst&egrave;me politique est celui qui ne laisse aucune marge au dirigeant quant &agrave; son int&eacute;grit&eacute; morale (d'o&ugrave; la saine obsession du conflit d'int&eacute;r&ecirc;t chez les anglo-saxons) et &agrave; son honnetet&eacute;, tout en donnant une aussi grande marge de manoeuvre que possible &agrave; ses qualit&eacute;s de dirigeant. Aussi, la pratique des valeurs d'honnetet&eacute; et d'int&eacute;grit&eacute; morale ne d&eacute;pend du dirigeant (de sa qualit&eacute;, de son honn&ecirc;tet&eacute;) <em>que de mani&egrave;re incidente</em>. C'est pourquoi un dirigeant d'exception dans un syst&egrave;me institutionnel mauvais sera bien pire qu'un mauvais dirigeant dans un bon syst&egrave;me institutionnel (qui assurera des contre-pouvoirs et des institutions capables d'encadrer son incomp&eacute;tence et/ou sa dangerosit&eacute;)<br><br><em>"Nous avons mis en place, culturellement, politiquement&nbsp;et socialement&nbsp;un syst&egrave;me qui rejette le droit &agrave; l'erreur et au risque. Bref, une n&eacute;gation de notre nature qui se r&eacute;percute sur notre pratique et notre vision politique. Je r&ecirc;ve d'un homme politique qui puisse dire: "On s'est plant&eacute; sur ce point. Nous allons changer de mesures vu les actuelles contingences et &eacute;mettre de nouvelles mesures"."</em><br><br>Enti&egrave;rement d'accord, ainsi qu'avec le beau passage, tr&egrave;s sens&eacute;, de Spinoza.<br><br>Et pour ce qui est de ceci :<br><em>"D'ailleurs, dans <span style="text-decoration: underline;"><em>Le Pr&eacute;sident</em></span>, une sc&egrave;ne met en avant la contradiction des pratiques politiques lorsque Emile Beaufort &eacute;labore ses m&eacute;moires et dit: <span style="text-decoration: underline;">" <em>C'est une tradition bien fran&ccedil;aise de confier un mandat aux gens et de venir ensuite leur contester le droit d'en user</em> " :-)</span>"</em><br><br>Je rappelle ce que j'affirmais plus haut :<br><em><b><br>"le mythe de la justesse de la d&eacute;cision &eacute;tatique</b> fond&eacute;e sur l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral absolu conduit paradoxalement &agrave; la remise en cause perp&eacute;tuelle de la d&eacute;cision &eacute;tatique. En effet, la d&eacute;cision &eacute;tant prise par un camp politique sera priv&eacute;e de l&eacute;gitimit&eacute; par les adversaires politiques exclus du jeu : elle sera ainsi combattue par la partie de la population qui s'estime non repr&eacute;sent&eacute;e par le pouvoir <em>(r&eacute;actions face aux "r&eacute;formes" sarkozystes, comme par le pass&eacute; face aux r&eacute;formes mitterrandiennes)</em>.</em>"<br><br>Pour tout le reste, nos positions sont assez irr&eacute;conciliables, et j'ai renonc&eacute; depuis longtemps &agrave; te d&eacute;tourner du sombre chemin d'obscurantisme, d'impi&eacute;t&eacute; et de folie que tu t'obstines &agrave; suivre, au m&eacute;pris de toute logique et de tout bon sens. ;-))<br><br><span style="text-decoration: underline;">Ah, si, une derni&egrave;re petite chose:</span><br>En ce qui concerne les lois du march&eacute; : je trouve absurde l'id&eacute;e de remettre en cause le fait que le march&eacute; est le moyen le plus efficient d'organiser la production et la circulation de biens et de services dans un syst&egrave;me &eacute;conomique complexe. Non pas que je trouve la critique du march&eacute; ridicule (moralement parlant, le march&eacute; est la plus horrible des "cr&eacute;ations" humaines : un syst&egrave;me capable de s'autog&eacute;rer sans la moindre intervention humaine et, presque, sans le besoin de l'existence humaine). Simplement, cette critique est &agrave; mon sens une immense <em>perte de temps</em>.<br><br>Ensuite, il faut s&eacute;parer la critique du march&eacute; en tant que syst&egrave;me de distribution des richesses qui, globalement, marche bien, et la critique d'une certaine repr&eacute;sentation du march&eacute; comme "pur et parfait" ou "autor&eacute;gul&eacute;", c'est &agrave; dire comme pouvant vivre en apesanteur, hors des r&eacute;alit&eacute;s historiques, g&eacute;ographiques et &eacute;conomiques qui le d&eacute;terminent forc&eacute;ment. Sur ce dernier point, je partage &eacute;videmment la critique de l'id&eacute;ologie du march&eacute; comme aboutissement t&eacute;l&eacute;ologique et &eacute;ni&egrave;me nouvel Eden venu racheter notre P&eacute;ch&eacute; Originel.<br><br>Amicalement,<br>Lady Ada<br>]]></description>
        <pubDate>Fri, 06 Feb 2009 20:45:40 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment37190524</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Dante]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment37161942</link>        <description><![CDATA[<p>Bonjour, <br><br>Bien qu'attendant avec une certaines impatience une r&eacute;ponse plus "pr&eacute;cise &agrave; mon com", je vais toutefois intervenir sur cette critique de la pratique et de la th&eacute;orie politique que tu fais, et qui, bien que collective, s'adresse aussi &agrave; certains :-)<br><br>Tout d'abord, reconnaissant mon id&eacute;alisme imp&eacute;nitent, je suis conscient des limites de mon projet de soci&eacute;t&eacute;, avec tous les effets collat&eacute;raux que ce dernier pourrait avoir. C'est sans doute pour cela que les structures associatives r&eacute;pondent davantage &agrave; mon engagement et &agrave; mes exigences de citoyen. Que pourrais-je apporter &agrave; une structure politique sinon de belles th&eacute;ories? Beaucoup s'en chargent mieux que je ne saurais le faire (ou pire)&nbsp;et mes actions par le cadre associatif me permettent de faire vivre ce qui est le plus proche de mes convictions.<br><br>Aussi, je ne me reconnais pas vraiment dans les griefs collectifs que tu d&eacute;cris sur notre perception et notre pratique politique. <br><br>Mythe de la Cit&eacute; Une et Indivisible ? Le th&eacute;&acirc;tre m'a appris, depuis fort longtemps, la diversit&eacute; des points de vue et la n&eacute;cessit&eacute; de les faire dialoguer. Le corollaire avec l'alt&eacute;rit&eacute; int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral / int&eacute;r&ecirc;t priv&eacute; ne m'appara&icirc;t d'ailleurs pas si &eacute;vident. Il t'appara&icirc;t li&eacute; car tu es convaincu&nbsp;par les&nbsp;orientations lib&eacute;rales et de leurs r&eacute;alit&eacute;s actuelles. Mais, si en bon Derrida, on se met &agrave; d&eacute;cortiquer cette rh&eacute;torique, on s'aper&ccedil;oit qu'elle est une construction&nbsp;postulant une compatibilit&eacute; entre deux champs qui ne sont certes pas oppos&eacute;s mais qui supposent une int&eacute;grit&eacute; et une conviction pour les associer sans susciter de conflits d'int&eacute;r&ecirc;ts. Cette&nbsp;association ne peut tenir que si un certain sens du service (ministre indique&nbsp;&eacute;thymologiquement le serviteur) est plac&eacute; dans la conduite d'une politique. Tu postules la r&eacute;alit&eacute;, et bien, pr&eacute;cis&eacute;ment, &agrave; quoi assistons-nous aujourd'hui, si ce n'est &agrave; une certaine forme de n&eacute;gation du politique par une pr&eacute;&eacute;minence d'int&eacute;r&ecirc;ts personnels m&ecirc;lant un n&eacute;potisme&nbsp;de bazar &agrave;&nbsp;des strat&eacute;gies de communicants ? La conciliation int&eacute;r&ecirc;t priv&eacute; / int&eacute;r&ecirc;t collectif est tr&egrave;s jolie sur le papier et existe, je n'en doute pas, chez des hommes politiques, mais l'honnetet&eacute; intellectuelle qu'elle suppose se fait cependant bien rare pour faire la part des choses :-) Il ne s'agit donc pas de cloisonner les int&eacute;r&ecirc;ts et de les dissocier pour faire de la politique, mais de red&eacute;finir&nbsp;un syst&egrave;me plus pertinent et offrant davantage de garantie pour leur conciliation pratique. <br><br>Mythe de la justesse de la d&eacute;cision &eacute;tatique ? Il suffit de voir les orientations et les choix politiques&nbsp;&eacute;labor&eacute;s par le gouvernement actuel&nbsp;pour d&eacute;mythifier cette id&eacute;e :-) Je pense cependant qu'il serait totalement utopique d'avoir une soci&eacute;t&eacute; sans Etat, ce qui fait partie de ton id&eacute;al selon ton propre aveu. Cette parenth&egrave;se mise &agrave; part, je reviens sur le corollaire de l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, et peut-&ecirc;tre par l&agrave; m&ecirc;me &agrave; ce qui manque cruellement aux hommes de pouvoir et qui provoque aussi une certaine impuissance de notre politique: un pouvoir capable de se temp&eacute;rer lui-m&ecirc;me et des institutions permettant &agrave; toutes les forces politiques de jouer leur r&ocirc;le. Bref, d'un certain sens de l'Etat qui a sa noblesse, ne t'en d&eacute;plaise. <br><br>Dans son <em>Trait&eacute; de l'autorit&eacute; politique</em>, Spinoza traite justement la n&eacute;cessit&eacute; d'une "auto-limitation" du pouvoir qu'il oppose au bon plaisir monarchique. Je livre ici un court extrait du chapitre VII, 1: <br>" Les collaborateurs du roi se bornent &agrave; respecter sa v&eacute;ritable intention, lorsqu'ils refusent d'ex&eacute;cuter certains ordres donn&eacute;s par lui, mais qui seraient contraires aux principes de l'Etat. Nous nous servirons, pour faire saisir plus clairement notre pens&eacute;e, de l'exemple d'Ulysse. Ses compagnons ob&eacute;issaient v&eacute;ritablement &agrave; ses ordres en refusant de le d&eacute;tacher du m&acirc;t du bateau, tandis que lui, s&eacute;duit par le chant des sir&egrave;nes, les mena&ccedil;ait d'une terrible vengeance s'ils ne le lib&eacute;raient pas. Et tout le monde rend hommage au bon Ulysse, qui, une fois le p&eacute;ril &eacute;cart&eacute;, remercia ses compagnons d'avoir respect&eacute; ses premi&egrave;res consignes. Les rois, d'ailleurs, ont assez coutume de rappeler ce m&ecirc;me exemple aux magistrats de leurs tribunaux, pour les adjurer de rendre la justice sans se laisser influencer par qui que ce soit, fut-ce par le roi ". Ce <em>Tractatus politicus</em> &eacute;dit&eacute; de mani&egrave;re posthume en 1677 r&eacute;sulte certes d'un contexte mis en avant par le tr&egrave;s beau livre de Robert Mandrou que j'ai d&eacute;j&agrave; mentionn&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment, contexte impr&eacute;gn&eacute; de la construction de l'Etat moderne au XVIIe si&egrave;cle et qui fut le th&eacute;&acirc;tre de vifs d&eacute;bats, sur le "bon gouvernement", qui se prolong&egrave;rent bien au-del&agrave; du si&egrave;cle. On pourrait reprocher &agrave; Spinoza de construire sa vision de la politique sur un certain sens moral. Il n'emp&ecirc;che que l'exercice des responsabilit&eacute;s supposent, comme je l'ai dit pr&eacute;c&eacute;demment, une certaine forme de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; et une honnetet&eacute;. Or, aujourd'hui, nous avons tellement exclus le droit &agrave; l'erreur et&nbsp;au risque, inh&eacute;rents pourtant &agrave; notre condition, que lorsque une erreur est commise surgissent aussit&ocirc;t une forme de lynchage et un jeu rh&eacute;otique pour ne pas reconna&icirc;tre les torts et assumer les responsabilit&eacute;s. Nous avons mis en place, culturellement, politiquement&nbsp;et socialement&nbsp;un syst&egrave;me qui rejette le droit &agrave; l'erreur et au risque. Bref, une n&eacute;gation de notre nature qui se r&eacute;percute sur notre pratique et notre vision politique. Je r&ecirc;ve d'un homme politique qui puisse dire: "On s'est plant&eacute; sur ce point. Nous allons changer de mesures vu les actuelles contingences et &eacute;mettre de nouvelles mesures". Obama n'a pas h&eacute;sit&eacute;, il y a peu, &agrave; reconna&icirc;tre qu'il avait "foir&eacute;" dans le choix de ses collaborateurs, et m&ecirc;me si certains jugent cela comme une forme d'auto-publicit&eacute;, il n'emp&ecirc;che que nous avons l&agrave; un homme politique qui assume ses responsabilit&eacute;s, contrairement &agrave; M. S :-))<br>D'ailleurs, dans <em>Le Pr&eacute;sident</em>, une sc&egrave;ne met en avant la contradiction des pratiques politiques lorsque Emile Beaufort &eacute;labore ses m&eacute;moires et dit: " <em>C'est une tradition bien fran&ccedil;aise de confier un mandat aux gens et de venir ensuite leur contester le droit d'en user</em> " :-)<br><br>Mythe du droit comme opposition au rapport de force ? Le droit est un moyen et non une finalit&eacute;. Il est une construction &eacute;manant de la prise en compte de nombreux param&egrave;tres. Une soci&eacute;t&eacute; accepte un droit quand il est l&eacute;gitime, c'est-&agrave;-dire lorsqu'il refl&egrave;te une fid&eacute;lit&eacute; &agrave; des principes, qui, ne t'en d&eacute;plaise, sont ancr&eacute;s dans une certaine "volont&eacute; g&eacute;n&eacute;rale". Je ne suis pas convaincu par le fait qu'une soci&eacute;t&eacute; contractuelle, pr&ocirc;n&eacute;e par la vision lib&eacute;rale, soit plus pertinente et plus juste, et encore moins &eacute;galitaire. Encore que l&agrave; aussi, la notion d'&eacute;galit&eacute; d&eacute;pend de la place et du cr&eacute;dit&nbsp;qu'on lui accorde :-)<br><br>Et il serait d'ailleurs bien temps d'examiner aussi quelques mythes de la vision lib&eacute;rale, comme le mythe d'un march&eacute; auto-r&eacute;gulateur. Il faudrait aussi balayer devant sa porte, comme on dit :-)<br><br>Apr&egrave;s, je suis globalement d'accord avec les pistes que tu avances dans ta "r&eacute;ponse &agrave; Emile Beaufort" :-))<br><br>Amiti&egrave;s, <br><br>Dante.</p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 06 Feb 2009 10:27:37 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment37161942</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36943079</link>        <description><![CDATA[<em>"C'est toute la vision lib&eacute;rale qui se trouve en r&eacute;alit&eacute; critiqu&eacute;e. La fameuse dichotomie: je r&eacute;ponds &agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts priv&eacute;s mais contribue &agrave; l'int&eacute;r&ecirc;t collectif par l&agrave;-m&ecirc;me est remise en perspective &agrave; travers cette sc&egrave;ne. Tout d&eacute;pend si l'on envisage le moteur de la production humaine &agrave; travers la concurrence ou la coop&eacute;ration... :-))"</em><br><br>Effectivement, tout ceci est un probl&egrave;me essentiellement lib&eacute;ral ;-)<br>Les pays anglo-saxons acceptent les jeux d'int&eacute;r&ecirc;ts particuliers et la libre expression des rapports de force dans la soci&eacute;t&eacute; (&agrave; travers notamment une libert&eacute; d'expression quasi totale) comme dans le monde politique (stricte s&eacute;paration des pouvoirs aux USA avec tous les risques de paralysie qu'elle repr&eacute;sente), beaucoup plus que nous. <br><br>Nous sommes effectivement rest&eacute;s tr&egrave;s "platoniciens" dans notre vision de la cit&eacute;, ce qui se traduit par un certain nombre de croyances fermement &eacute;tablies :<br>- la cit&eacute; Une et Indivisible, et son corollaire : l'alt&eacute;rit&eacute; radicale entre int&eacute;r&ecirc;ts priv&eacute;s et int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral<br>- la justesse de la d&eacute;cision &eacute;tatique, forc&eacute;ment juste puisque prise dans l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral de la cit&eacute;, et son corollaire : le culte de l'Etat<br>- le rejet du rapport de force comme composante du politique, et son corollaire : le culte du droit et de la proc&eacute;dure<br><br><span style="text-decoration: underline;">Or, cela nous conduit &agrave; mon sens &agrave; deux impasses majeures :</span><br><br>- <b>le mythe de la cit&eacute; Une et Indivisible</b> conduit &agrave; l'extr&eacute;misation de la vie politique, puisque chaque parti peut pr&eacute;tendre d&eacute;tenir l'ensemble de la l&eacute;gitimit&eacute;. Ainsi, la r&eacute;sultante est une vie politique tr&egrave;s cliv&eacute;e et peu &agrave; m&ecirc;me de faire consensus, c'est &agrave; dire de remplir son but politique, qui est justement de faire l'unit&eacute; de la cit&eacute; <em>(r&eacute;action de la gauche face &agrave; Sarkozy aujourd'hui, comme de la droite face &agrave; Mitterrand en 1981)</em>. L'alt&eacute;rit&eacute; entre int&eacute;r&ecirc;ts particulier et g&eacute;n&eacute;ral conduit &agrave; maquiller la r&eacute;alit&eacute; des int&eacute;r&ecirc;ts dans la politique, donnant par l&agrave; une vision purement id&eacute;aliste du politique qui ne peut que s'autod&eacute;truire face aux r&eacute;alit&eacute;s de la pratique politique <em>(impuissance du PS conduisant au retour du refoul&eacute; id&eacute;aliste &agrave; travers les mouvements gauchistes)</em>. La seule v&eacute;ritable solution &eacute;tant de faire appel &agrave; un homme providentiel dot&eacute; d'une l&eacute;gitimit&eacute; transcendant les clivages et les int&eacute;r&ecirc;ts particuliers.<br><br>- <b>le mythe de la justesse de la d&eacute;cision &eacute;tatique</b> fond&eacute;e sur l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral absolu conduit paradoxalement &agrave; la remise en cause perp&eacute;tuelle de la d&eacute;cision &eacute;tatique. En effet, la d&eacute;cision &eacute;tant prise par un camp politique sera priv&eacute;e de l&eacute;gitimit&eacute; par les adversaires politiques exclus du jeu : elle sera ainsi combattue par la partie de la population qui s'estime non repr&eacute;sent&eacute;e par le pouvoir <em>(r&eacute;actions face aux "r&eacute;formes" sarkozystes, comme par le pass&eacute; face aux r&eacute;formes mitterrandiennes)</em>.<br>En faisant passer la prise de d&eacute;cision de l'Assembl&eacute;e &agrave; la Pr&eacute;sidence, les p&egrave;res fondateurs de la V&egrave;me R&eacute;publique ont cru r&eacute;soudre cette contradiction. Or, ils n'ont fait que la d&eacute;placer et la complexifier. Le pouvoir est d&eacute;sormais entre les mains d'un pr&eacute;sident &eacute;lu, et juridiquement fort. Mais le pr&eacute;sident n'est jamais &eacute;lu par 100% des voix, et ses d&eacute;cisions sont donc tout aussi entach&eacute;es d'ill&eacute;gitimit&eacute; pour ceux qui ne l'ont pas &eacute;lu que celles de l'Assembl&eacute;e sous la IV&egrave;me R&eacute;publique. <b>Ainsi, la politique fran&ccedil;aise est-elle structurellement impuissante</b> (<em>Sarkozy est d'ailleurs int&eacute;ressant en cela qu'il est le premier de tous les pr&eacute;sidents &agrave; refuser d'admettre cette r&eacute;alit&eacute;</em>).<br><br>- <b>le mythe du droit comme opposition au rapport de force</b> rejoint la vision id&eacute;aliste de la cit&eacute; Une et Indivisible : le rapport de force entre int&eacute;r&ecirc;ts particuliers se voit remplac&eacute; par un droit -id&eacute;al- issu, lui, de la volont&eacute; g&eacute;n&eacute;rale. Le probl&egrave;me &eacute;tant que cette volont&eacute; g&eacute;n&eacute;rale n'a pas de sens puisque l'Assembl&eacute;e ou le pr&eacute;sident cens&eacute;s la repr&eacute;senter n'ont pas une l&eacute;gitimit&eacute; suffisante. Ainsi, le culte du droit n'est-il finalement qu'un signe de cette impuissance politique d&eacute;crite plus haut <em>(voir la surabondance l&eacute;gislative depuis l'&eacute;lection de Sarkozy)</em>.<br><br>Bien, je pense avoir fait le tour de ce qui cloche dans notre mani&egrave;re de faire de la politique. <br><br><b>Maintenant, il reste plus qu'&agrave; apporter ma r&eacute;ponse &agrave; Emile Beaufort.</b> A savoir la grande r&eacute;forme de la culture politique fran&ccedil;aise dans laquelle nous devrions nous engager, si nous voulons enfin, merde, redevenir une nation digne et capable d'engager le seul grand projet politique qui vaut la peine d'&ecirc;tre mener aujourd'hui en Europe : la construction d'une f&eacute;d&eacute;ration europ&eacute;enne ;-)<br><br>Je pense que quelques pistes peuvent &ecirc;tre amen&eacute;es :<br>- r&eacute;forme constitutionnelle et s&eacute;paration stricte des pouvoirs, qui condamne les forces politiques &agrave; s'entendre sans rejeter leurs responsabilit&eacute;s.<br>- renforcement syst&eacute;matique de toutes les institutions et de tous les contre-pouvoirs (m&eacute;dias, syndicats, associations)<br>- extension des libert&eacute;s et promotion d'un patriotisme doux.<br><br>Bien entendu, tout cela ne marchera que si nous nous engageons dans une r&eacute;forme en profondeur de l'id&eacute;ologie, issue de la R&eacute;volution, qui sous-tend le fonctionnement de nos institutions.<br><br>Lady Ada (ah, sinon, dans le prochain com, je r&eacute;pondrai un peu plus pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; ton com, cher Dante ;-))]]></description>
        <pubDate>Sun, 01 Feb 2009 20:50:15 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36943079</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Dante]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36937612</link>        <description><![CDATA[<p>Bonsoir !<br><br>Heureux de voir que le film suscite un d&eacute;bat et c'est aussi pour cela que cet article est fait ! <br><br>Tout d'abord, cher Lady Ada, tu mets le doigt sur quelque chose que nous savons d&eacute;j&agrave;, toi et moi, objet de d&eacute;bat entre nous: notre conception r&eacute;ciproque de la politique. <br><br><span style="background-color: #993300;">dans la mesure o&ugrave; ils sont, je l'esp&egrave;re, bien moins fanatiques que moi sur la d&eacute;finition de ce qui entre, ou non, dans la d&eacute;finition du politique<br></span><br>Il serait sans doute bien long de d&eacute;tailler les &eacute;l&eacute;ments qui nous opposent sur ce point. Tu appr&eacute;hendes la politique comme un syst&egrave;me bas&eacute; sur le rapport de force et visant &agrave; le d&eacute;passer. Ton appproche, sans doute plus pertinente que la mienne, est donc conceptuelle bien que bas&eacute;e sur les r&eacute;alit&eacute;s. Ma vision de la politique est celui d'un espace investi et organis&eacute; par les hommes pour se doter de grandes orientations qui vont permettre de faire soci&eacute;t&eacute;. Je raccourcis beaucoup, certes, mais je suis conscient que j'aborde un syst&egrave;me d'organisation avec un id&eacute;alisme imp&eacute;nitent. C'est peut-&ecirc;tre pour cela que je ne pourrais jamais faire de politique et que je me sens plus &agrave; l'aise sur un travail de terrain polyvalent dans un cadre associatif. <br><br>Ces &eacute;l&eacute;ments bri&eacute;vement pos&eacute;s (et qui m&eacute;riteraient sans doute d'&ecirc;tre remis en perspective), revenons &agrave; ta critique du film. A partir de ce que nous venons de dire,&nbsp;elle me semble compr&eacute;hensible. Je vais prendre ton argumentaire &agrave; l'envers pour pr&eacute;ciser ma pens&eacute;e et mon analyse du film. Peut-&ecirc;tre me permettrais-je de souligner, juste avant, ta critique qui me permet de voir le film avec un autre regard. Et pr&eacute;ciser que si j'aime beaucoup ce film, je ne partage pas tous les positionnements mis en sc&egrave;ne. Le personnage du Pr&eacute;sident m'appara&icirc;t d'ailleurs plus comme une synth&egrave;se de Cl&eacute;menceau et de Mend&egrave;s-France, que d'un De Gaulle, m&ecirc;me si le contexte soutient ton opinion. <br><br><span style="background-color: #993300;">Ainsi, le pr&eacute;sident se retrouve t-il en quelque sorte vainqueur par K O devant l'incons&eacute;quence et/ou l'incurie de ses adversaires. Je trouve &ccedil;a franchement trop simple : mon adversaire ne me plait pas, donc je dis qu'il n'a pas d'id&eacute;es, et qu'il ne se bat que pour d&eacute;fendre son beau papa industriel. <br></span><br>Je n'envisage pas ainsi le film, mais pourquoi pas ? :-)) Je pense au contraire que <em>Le Pr&eacute;sident</em> d&eacute;passe le manich&eacute;isme. <br>N'ai-je d'ailleurs pas pr&eacute;cis&eacute;, dans l'article, qu'un des m&eacute;rites du film&nbsp;"&nbsp;<span style="font-size: 12pt; font-family: Georgia;">est de souligner les contradictions de part et d&rsquo;autre&nbsp;: le d&eacute;ni d&rsquo;une conviction dans l&rsquo;exercice du pouvoir s&rsquo;appuyant sur les opportunit&eacute;s conjoncturelles et la d&eacute;fense d&rsquo;une certaine &eacute;thique qui la fait pr&eacute;valoir sur des r&eacute;alit&eacute;s politiques</span> " ? <br><br>Le personnage du pr&eacute;sident est certes mis en sc&egrave;ne avec sympathie, mais la vigueur de ses principes le font aussi, quelque part, manquer d'ambition: c'est en gros ce que lui dit Philippe Chalamont "Et vous parlez d'ambition!" <br><br>Lorsque tu parles de cette "impasse" du film, je ne suis pas certain de cette analyse. <br><br><span style="background-color: #993300;">D'ailleurs, ce positionnement moral du film, louable en lui-m&ecirc;me, le conduit &agrave; mon sens dans une impasse regrettable : celle qui consiste &agrave; lier d&eacute;fense d'int&eacute;r&ecirc;ts particuliers et abandon de l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Cette association est une impasse puisqu'elle aboutit &agrave; la <b>d&eacute;l&eacute;gitimation </b>des adversaires du pr&eacute;sident, r&eacute;duits &agrave; de simples ben&ecirc;ts sans convictions ni croyances, d&eacute;fendant stupidement et/ou cyniquement des int&eacute;r&ecirc;ts particuliers <b>contraires</b> &agrave; l'int&eacute;r&ecirc;t de la nation<br></span><br>C'est toute la vision lib&eacute;rale qui se trouve en r&eacute;alit&eacute; critiqu&eacute;e. La fameuse dichotomie: je r&eacute;ponds &agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts priv&eacute;s mais contribue &agrave; l'int&eacute;r&ecirc;t collectif par l&agrave;-m&ecirc;me est remise en perspective &agrave; travers cette sc&egrave;ne. Tout d&eacute;pend si l'on envisage le moteur de la production humaine &agrave; travers la concurrence ou la coop&eacute;ration... :-))<br><br>Plus s&eacute;rieusement, je pense que le film veut souligner l'id&eacute;e que les conflits d'int&eacute;r&ecirc;ts (en tant que risque mais aussi r&eacute;alit&eacute;) empi&egrave;tent et nuisent &agrave; une certaine honn&ecirc;tet&eacute; intellectuelle dans la conduite d'une politique. J'envisage le propos du film plut&ocirc;t ainsi. D'ailleurs, le vrai probl&egrave;me dans le film est que les tenants de pr&eacute;tendues convictions les ont dans une g&eacute;om&eacute;trie tr&egrave;s variable: Quelles convictions peut bien d&eacute;fendre un pacifiste parlementaire qui exerce le m&eacute;tier d'armurier ? Peut-il vraiment pr&eacute;tendre concilier les contradictions de son activit&eacute; professionnelle et de son r&ocirc;le de parlementaire? Il me semble que le film pose cette question, &agrave; sa fa&ccedil;on. Ce sur quoi je m'accorde est&nbsp;sans doute&nbsp;le manque de nuance et de profondeur pour les personnages des d&eacute;put&eacute;s, qui, nous sommes d'accords, sont des &ecirc;tres humains :-))<br><br>Je pense donc que <em>Le Pr&eacute;sident</em> pose de vrais questions politique dans le sens d'une certaine &eacute;thique du pouvoir. Je pense qu'un homme politique, sans verser dans la morale (qui ne conduit pas l'action politique, la politique &eacute;tant une affaire d'int&eacute;r&ecirc;ts), doit avoir une certaine &eacute;thique de sa fonction. La politique est peut-&ecirc;tre aussi une forme de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, dans le sens o&ugrave; justement "on doit faire abstraction de son orgueil" pour d&eacute;passer l'horizon des int&eacute;r&ecirc;ts multiples. C'est peut-&ecirc;tre pour cela que je ne pourrais jamais faire de politique car je serai sans doute incapable de choisir, dans mes actes, entre deux inconv&eacute;nients&nbsp;et/ou de les concilier. Quand le pr&eacute;sident dit: "c'est une saloperie de venir au pouvoir sans avoir une conviction &agrave; y appliquer", c'est aussi ce que tu dis en substance. Le personnage de Chalamont est un parfait arriviste, mais si j'avais &eacute;t&eacute; le Pr&eacute;sident, je l'aurais toutefois laiss&eacute; assumer cette fonction car son exp&eacute;rience colle aux exigences de la conjoncture: parfois, certains salaud sont n&eacute;cessaires pour faire avancer les choses. Si l'on prend Talleyrand, par exemple, il fut certes une ordure passant d'un bord &agrave; l'autre, mais quel g&eacute;nie et quel sens politique il a &eacute;t&eacute;, servant aussi bien ses int&eacute;r&ecirc;ts que ceux du pays! Parce que pr&eacute;cis&eacute;ment, il avait le sens de l'Etat et une certaine id&eacute;e de son pays. <br><br>En fait, je crois que j'ai une relation quasi charnelle avec ce film par ces dialogues, son esth&eacute;tique, son personnage emprunt de cet id&eacute;alisme qui me caract&eacute;rise peut &ecirc;tre. Personne n'est parfait, n'est-ce pas ? :-))<br><br>Amiti&egrave;s, <br><br>Dante.</p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 01 Feb 2009 19:14:19 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36937612</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36906974</link>        <description><![CDATA[Hyarion a reconnu les origines de ma boutade ;-)<br><br>Merci pour cette biographie, cher Dante, qui a le m&eacute;rite de remettre les choses dans leur contexte. Le Pr&eacute;sident date de 1961, et son message est de toute &eacute;vidence tr&egrave;s emprunt de gaullisme, en tant que positionnement moral (d&eacute;nonciation des politiciens de carri&egrave;re, des jeux de partis, mais, plus largement, raisonnement par grands cat&eacute;gories irr&eacute;conciliables : int&eacute;r&ecirc;ts particuliers/int&eacute;r&ecirc;t de la nation, assembl&eacute;e/gouvernement, ...)<br><br>Bon, ayant pu visionner une partie du film gr&acirc;ce aux extraits vid&eacute;os (de tr&egrave;s larges extraits du films sont disponibles sur dailymotion : profitez-en), je peux d&eacute;sormais donner un petit avis. Bon, Dante s'&eacute;tant attach&eacute; &agrave; montrer ce qui fait la force du film, &agrave; savoir la r&eacute;flexion sur ce qui fonde la valeur du politique, je m'en vais de mon c&ocirc;t&eacute; &ecirc;tre franchement critique (mais expliquer, bien sur, pourquoi je suis critique).<br><br>A mon sens, Verneuil traite dans <em>Le Pr&eacute;sident </em>de morale plus que de politique. Donc, force est de l'avouer, je suis peu convaincu par le message : la sc&egrave;ne marquante, par exemple, dans laquelle le pr&eacute;sident du conseil - magnifiquement interpr&eacute;t&eacute; par Gabin- d&eacute;nonce les int&eacute;r&ecirc;ts particuliers d&eacute;fendus par la plupart des d&eacute;put&eacute;s li&eacute;s &agrave; l'industrie, m'a laiss&eacute; perplexe. La nation <b>n'est pas</b> une et indivisible. Elle est travers&eacute;e de courants, de r&eacute;seaux d'influence, et le nier au nom d'une morale transcendante du service de l'Etat n'apporte rien, sinon de l'impuissance politique.<br><br>Car justement, tout l'art du politique est de faire de l'un &agrave; partir du multiple. Pour faire l'un, il faut prendre en compte le multiple. Et le multiple compte aussi les grands industriels, les financiers et tous les r&eacute;seaux d'influence (on dit aujourd'hui "lobbies") qui leur sont li&eacute;s. A noter que les associations &eacute;cologistes, de d&eacute;fense des droits de l'homme, de la cause palestinienne, etc, sont aussi des lobbies, bien qu'ils disposent en g&eacute;n&eacute;ral de moins de moyens que les grands lobbies industriels. <br><br>Aussi, si le d&eacute;put&eacute;, en droit, repr&eacute;sente la nation, et rien que la nation, il ne faut pas oublier qu'il est un &ecirc;tre humain dot&eacute; de convictions, et que ses convictions le poussent &agrave; soutenir certains int&eacute;r&ecirc;ts particuliers s'il estime que ces int&eacute;r&ecirc;ts sont ceux de la nation dans son ensemble. Bien entendu, le fait qu'il y'ait des d&eacute;put&eacute;s qui estiment que ce n'est pas le cas en face de lui permet le d&eacute;bat : ainsi l'assembl&eacute;e pourra t-elle d&eacute;terminer, dans son ensemble, si tel int&eacute;r&ecirc;t particulier m&eacute;rite d'&ecirc;tre d&eacute;fendu comme int&eacute;r&ecirc;t de la nation.<br><br>Je prends le mot "int&eacute;r&ecirc;t" au sens le plus large qui soit : les d&eacute;put&eacute;s &eacute;cologistes ont des "int&eacute;r&ecirc;ts" antinucl&eacute;aires comme les d&eacute;put&eacute;s de droite des "int&eacute;r&ecirc;ts" pro-nucl&eacute;aires.<br><br>D'ailleurs, ce positionnement moral du film, louable en lui-m&ecirc;me, le conduit &agrave; mon sens dans une impasse regrettable : celle qui consiste &agrave; lier d&eacute;fense d'int&eacute;r&ecirc;ts particuliers et abandon de l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Cette association est une impasse puisqu'elle aboutit &agrave; la <b>d&eacute;l&eacute;gitimation </b>des adversaires du pr&eacute;sident, r&eacute;duits &agrave; de simples ben&ecirc;ts sans convictions ni croyances, d&eacute;fendant stupidement et/ou cyniquement des int&eacute;r&ecirc;ts particuliers <b>contraires</b> &agrave; l'int&eacute;r&ecirc;t de la nation. Ainsi, le pr&eacute;sident se retrouve t-il en quelque sorte vainqueur par K O devant l'incons&eacute;quence et/ou l'incurie de ses adversaires. Je trouve &ccedil;a franchement trop simple : mon adversaire ne me plait pas, donc je dis qu'il n'a pas d'id&eacute;es, et qu'il ne se bat que pour d&eacute;fendre son beau papa industriel. En tant que film &agrave; th&egrave;se moral (donc bas&eacute; sur la dichotomie), le proc&eacute;d&eacute; est justifi&eacute; et permet de r&eacute;v&eacute;ler la grandeur morale du dessein du pr&eacute;sident. En tant que film politique, il aurait gagn&eacute; &agrave; nuancer les personnages et les convictions...<br><br>Voilou, avec, bien entendu, tout le plaisir que j'ai eu &agrave; regarder ces extraits brillants par la qualit&eacute; des dialogues et de l'interpr&eacute;tation, et que je ne saurai trop conseiller &agrave; tous les lecteurs de ce blog, dans la mesure o&ugrave; ils sont, je l'esp&egrave;re, bien moins fanatiques que moi sur la d&eacute;finition de ce qui entre, ou non, dans la d&eacute;finition du politique. ;-)]]></description>
        <pubDate>Sun, 01 Feb 2009 00:29:25 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36906974</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Hyarion]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36904474</link>        <description><![CDATA[Lady Ada &gt;&gt;&gt; <em>"je vous parle d'un temps que les gens n&eacute;s apr&egrave;s 1983 ne peuvent pas conna&icirc;tre ;-)."</em><br><br>Dante &gt;&gt;&gt; <em>"Serait-ce une remarque pour souligner mon anciennet&eacute; ? :-))"</em><br><br>Si tu te sens ancien, mon cher Dante, qu'est-ce que je devrais dire, alors, moi qui suis n&eacute; avant toi ! ;-)<br>Il est vrai que le fameux "tournant de la rigueur" de 1983-1984 a durablement influenc&eacute; ceux qui sont n&eacute;s &agrave; partir de ce "tournant", et qui ne jurent forc&eacute;ment aujourd'hui que par le post-modernisme le plus d&eacute;sesp&eacute;rant ! ;op<br><br>Tr&egrave;s bon article (sur le film de Henri Verneuil)... comme &agrave; l'accoutum&eacute;e... ;-)<br><br>Amicalement, :-)<br><br>Hyarion.]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jan 2009 22:44:23 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36904474</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Dante]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36901020</link>        <description><![CDATA[<p>Bonsoir !<br><br>Merci Lady Ada d'avoir post&eacute; cet article. <br><br><em><span style="font-size: 12pt; font-family: Georgia;">nous livre ici son analyse du film Le Pr&eacute;sident, d'un certain Henri Verneuil (je vous parle d'un temps que les gens n&eacute;s apr&egrave;s 1983 ne peuvent pas conna&icirc;tre ;-). </span><br><br></em>Serait-ce une remarque pour souligner mon anciennet&eacute; ? :-))</p>
<p>M'enfin! Henri Verneuil, quoi ! Je vais donc tenter une petite biographie pour palier &agrave; cette ind&eacute;cente inculture :-))</p>
<p>Henri Verneuil, de son vrai nom Achod Malakian, est un r&eacute;alisateur fran&ccedil;ais d'origine arm&eacute;nienne, n&eacute; le 15 octobre 1920 et mort &agrave; Paris le 11 janvier 2002. Il a racont&eacute; dans un tr&egrave;s beau livre, <em>Mayrig</em>, son enfance. En 1943, devenu ing&eacute;nieur des Arts et M&eacute;tiers, il devient journaliste au magazine <em>Horizon</em> puis r&eacute;alise ses premiers courts-m&eacute;trages. En 1959, <em>La Vache et le prisonnier</em> est son premier grand succ&egrave;s cin&eacute;matographique. En 1961, il r&eacute;alise <em>Le Pr&eacute;sident</em> puis <em>Un singe en hiver</em> en 1962 (tous les deux avec Jean Gabin). Il r&eacute;alise ensuite <em>M&eacute;lodie en sous-sol</em> dont les dialogues sont sign&eacute; du c&eacute;l&egrave;bre Albert Simonin en 1963 et viennent ensuite <em>La Ving-cinqui&eacute;me heure</em> en 1967, <em>Le Clan des siciliens </em>en 1969, <em>Peur sur la ville</em> en 1975, <em>I comme Icare</em> en 1979, <em>Mille milliards de dollars</em> en 1982. En 1996, Henri Verneuil a re&ccedil;u un C&eacute;sar d'Honneur pour l'ensemble de sa carri&egrave;re.</p>
<p>J'ai oubli&eacute; de pr&eacute;ciser qu'&agrave; sa sortie, <em>Le Pr&eacute;sident</em> a connu un beau succ&egrave;s avec 2 785 528 entr&eacute;es. Et j'en profite pour souligner l'exceptionnelle performance de Jean Gabin qui donne &agrave; ce pr&eacute;sident tout son charisme, tout sa force et sa subtilit&eacute;.</p>
<p>Dante.</p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jan 2009 21:06:06 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-27378271-6.html#comment36901020</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de lady ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-26642690-6.html#comment36116698</link>        <description><![CDATA[Merci bien pour ton com!<br><br>Mais je pense quand m&ecirc;me qu'en mati&egrave;re de recul et de profondeur, tu as oubli&eacute; de citer la &uuml;ber-r&eacute;f&eacute;rence : Alain Minc, avec son<em> Histoire de France</em> ;-)<br><br>Sinon, la deconstruction apais&eacute;e n'est malheureusement pas vraiment fr&eacute;quente : ou bien les sujets n'int&eacute;ressent pas et restent plong&eacute;s dans l'indiff&eacute;rence g&eacute;n&eacute;rale (les supporters du Hamas, euh, que dis-je, les manifestants pour la paix &eacute;taient-ils aussi nombreux lorsqu'il s'agissait de d&eacute;noncer le r&eacute;gime de Robert Mugab&eacute; au Zimbabwe?), ou bien ils passionnent et donnent lieu &agrave; des prises de position purement affectives, d&eacute;tach&eacute;es de toute intelligence du sujet (le conflit israelo-palestinien &eacute;tant le cas d'&eacute;cole de ce genre de situation). Pour ma part, &eacute;tant franchement peu enthousiaste &agrave; l'endroit d'Isra&euml;l et tr&egrave;s sceptique envers les mouvements pro-palestiniens, je peux facilement acc&eacute;der &agrave; une forme de d&eacute;tachement ;-)<br><br>Sinon, pour Robert Mendrou, c'est not&eacute;, et avec int&eacute;r&ecirc;t...<br><br>Lady Ada]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Jan 2009 21:02:47 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-26642690-6.html#comment36116698</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Dante]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-26642690-6.html#comment36036401</link>        <description><![CDATA[Bonsoir !<br><br>Merci Lady Ada pour cet article de fond particuli&egrave;rement int&eacute;ressant et stimulant. Je suis &eacute;galement assez sid&eacute;r&eacute; des r&eacute;actions que suscitent l'offensive d'Isra&euml;l envers le Hamas. A tel point que la lutte contre le Hamas est interpr&eacute;t&eacute;e simplement comme une guerre contre les Palestiniens. <br>D'une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, les probl&egrave;mes de l'actualit&eacute; sont trait&eacute;s par raccourcis qui satisfont les opinions toutes-fa&icirc;tes&nbsp;mais n&eacute;gligent une d&eacute;construction apais&eacute;e et sereine des probl&egrave;mes contemporains. Sans doute Christine Lagarde&nbsp;doit-elle se r&eacute;jouir de ce syst&egrave;me de traitement de l'information, elle qui jugeait il y a tout juste un an que la France "est un pays qui r&eacute;fl&eacute;chit trop mais n'agit pas assez"...comme si l'action&nbsp;se dissociait de toutes r&eacute;flexions. Les exemples de simplifications abondent dans un monde qui aime aller vite sans se poser trop de questions et dont les pr&eacute;occupations se cantonnent &agrave; des champs bien limit&eacute;s (les bus ne roulent pas dans les villes o&ugrave; il y a de la neige! mince alors, comment on va faire?). Ce courant d'&egrave;re, qui brasse les vents sans donner de souffle &agrave; notre pens&eacute;e, se traduit par la pr&eacute;occupation de certains de nos intellectuels plus soucieux de leur image (cf.&nbsp;&agrave; l'indigent&nbsp;<em>Les ennemis num&eacute;ro 1</em> de BHL et Houellebecq) que de s'int&eacute;resser &agrave; l'essence de grandes probl&eacute;matiques contemporaines. Une des r&eacute;centes &eacute;missions <em>d'Arr&ecirc;ts sur Images</em>, consacr&eacute;e &agrave; la critique litt&eacute;raire &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision,&nbsp;offrait un d&eacute;bat&nbsp;sur les discours de communicants (je viens pour vendre mon livre et non pour discuter) qui l'emportent souvent sur l'analyse des contenus proprement dit. Cette maladie de la vacuit&eacute; et des topos n'est cependant pas irr&eacute;versible: des structures de terrain, des blogs, des livres, des films, etc...&nbsp;offrent une possibilit&eacute; d'explorer les compl&eacute;xit&eacute;s et c'est tant mieux. <br>J'ai particuli&egrave;rement &eacute;tait sensible &agrave; la r&eacute;flexion autour de la guerre et &agrave; la derni&egrave;re partie de l'article. Dans <em>L'Europe "absolutiste" - Raison et raison d'Etat (1649-1775)</em>, l'historien Robert Mandrou s'int&eacute;resse aux r&eacute;flexions modernes sur la construction de l'Etat, ses justifications et le r&ocirc;le de la guerre. Analysant les discours des philosophes qui se pr&eacute;occupent alors de d&eacute;terminer quel est le meilleur r&eacute;gime politique et social, Robert Mandrou souligne que "<em>L'Etat de raison n'est point une utopie mais un Etat existant, dont les gouvernants et les gouvern&eacute;s adoptent des comportements politiques, culturels, &eacute;conomiques qui ne ressemblent pas toujours, ni m&ecirc;me souvent, aux descriptions ou aux voeux des th&eacute;oriciens. Mesurer la distance qui s&eacute;pare ces discours r&eacute;formateurs et les soci&eacute;t&eacute;s auxquelles ils s'appliquent, ce n'est pas seulement d&eacute;crire les mod&egrave;les propos&eacute;s (...), c'est en m&ecirc;me temps reconna&icirc;tre les donn&eacute;es et les mutations d'une r&eacute;alit&eacute; multiforme, qui ne peut se borner aux institutions et au personnel politiques: c'est donc reconna&icirc;tre de la fa&ccedil;on la plus explicite que ces mutations ne mettent pas simplement en cause un processus d'am&eacute;lioration lin&eacute;raire, mais tout un mouvement dialectique o&ugrave; entrent en jeu toutes les forces vivent qui s'&eacute;quilibrent dans une soci&eacute;t&eacute; donn&eacute;e</em> ". Le but du livre porte donc sur l'analyse des mutations aux XVIIe et au XVIIIe, complexes, "<em>o&ugrave; se sont crois&eacute;s, contrari&eacute;s plus souvent qu'aid&eacute;es, les diff&eacute;rents &eacute;l&eacute;ments constitutifs de ces soci&eacute;t&eacute;s de l'Ancien R&eacute;gime europ&eacute;enne, qui &eacute;prouvent la n&eacute;cessit&eacute; de transformations profondes, c'est-&agrave;-dire des choix qui s'appuient sur une partie de la soci&eacute;t&eacute; au d&eacute;triment d'une autre, qui impliquent une refonte des pouvoirs et l'acceptation de nouvelles valeurs</em> ". Pourquoi alors ce parall&egrave;le entre l'analyse de ce livre et notre &eacute;poque ? Peut-&ecirc;tre parce que c'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce travail et cette r&eacute;flexion qui sont aujourd'hui d&eacute;terminant pour se donner des perspectives. Quelle soci&eacute;t&eacute; voulons-nous ? Comment red&eacute;finir nos&nbsp;pratiques pour que nos&nbsp;valeurs prouvent que nous sommes capables de les d&eacute;fendre et non d'y renoncer ? De quels moyens souhaitons-nous nous doter pour r&eacute;pondre aux enjeux de notre temps ? Bien s&ucirc;r, ces questions sont g&eacute;n&eacute;rales et se sont pos&eacute;es de tout temps: mais notre &eacute;poque se les posent-elles vraiment ? <br><br>Amiti&egrave;s, <br><br>Dante.]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 Jan 2009 22:54:17 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-26642690-6.html#comment36036401</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-26523589-6.html#comment35960755</link>        <description><![CDATA[Quitte &agrave; continuer sur le hors sujet, je me demande bien, cher Hyarion, ce que tu entends par "politicien professionnel"...<br><br>J'ai pour ma part le plus grand mal &agrave; savoir o&ugrave; peut s'arr&ecirc;ter l'engagement politique et commencer la politique professionnelle. <br>Sur quels crit&egrave;res peut-on les diff&eacute;rencier? <br><br><span style="text-decoration: underline;">La dur&eacute;e?</span><br>Oui, mais un d&eacute;put&eacute; exer&ccedil;ant pendant deux mandats aura consacr&eacute; 10 ans de sa vie &agrave; la politique, sans compter les nombreuses ann&eacute;es de militantisme qui auront pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la d&eacute;signation du parti. Ce sera donc bien une "carri&egrave;re", m&ecirc;me si ce d&eacute;put&eacute; &eacute;vite tout cumul des mandats et d&eacute;sire sinc&egrave;rement servir le pays sans faire carri&egrave;re...<br><br>Cela sans m&ecirc;me parler du fait que l'exercice des fonctions politiques demande la mise en place de r&eacute;seaux, ainsi qu'une compr&eacute;hension et une maitrise des administrations qui ne peut &ecirc;tre accomplie dans un temps assez long : en clair, pour &ecirc;tre un bon politique, il faut avoir une solide exp&eacute;rience, donc il faut, en un certain sens, &ecirc;tre un "professionnel".<br><br><span style="text-decoration: underline;">La motivation?</span> (le fait de consid&eacute;rer &ccedil;a comme un job)<br>L&agrave; je te suis beaucoup plus. La France s'est fait une sp&eacute;cialit&eacute; de carri&egrave;res politiques aussi longues qu'insignifiantes, y compris lorsqu'elles aboutissent au sommet de l'Etat. En ce qui concerne nos anciens pr&eacute;sidents, toute l'exp&eacute;rience accumul&eacute;e durant leur carri&egrave;re ant&eacute;diluvienne n'a de toute &eacute;vidence pas servi &agrave; grand chose...<br><br>Mais dans ce cas, le politicien "professionnel" devient plus un jugement de valeur qu'un &eacute;l&eacute;ment clairement identifiable... <br><br>Sauron<br><br>]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Jan 2009 00:23:26 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-26523589-6.html#comment35960755</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Hyarion]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-26523589-6.html#comment35958280</link>        <description><![CDATA[Dante &gt;&gt;&gt; <em>"En tant que question politique, la d&eacute;mocratie n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;rig&eacute;e en mythe mais d&rsquo;&ecirc;tre une r&eacute;alit&eacute; qui n&rsquo;a pas peur du conflit et du d&eacute;bat. Ainsi l&rsquo;Europe pourra &agrave; nouveau porter, d&eacute;fendre des valeurs et faire de la politique."</em><br><br>Oui... faire de la politique... mais le probl&egrave;me est que la politique est, quelque part, une affaire trop s&eacute;rieuse pour &ecirc;tre abandonn&eacute; &agrave; des politiciens "professionnels". Or, quoi que l'on en dise, c'est pourtant bien ce qui passe, et, au del&agrave; du vernis m&eacute;diatique habituel avec lequel notre &eacute;poque habille les &eacute;v&egrave;nements, on en aura encore probablement une &eacute;loquente illustration lors du grand cirque folklorique des prochaines &eacute;lections europ&eacute;ennes, en juin de cette ann&eacute;e...<br><br>Merci en tout cas, cher Dante, pour cet article qui r&eacute;veille le blog de Lady Ada !<br><br>Amicalement, :-)<br><br>Hyarion.]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Jan 2009 22:56:49 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-26523589-6.html#comment35958280</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-26523589-6.html#comment35933340</link>        <description><![CDATA[Bonjour Nana, <br>si tu souhaites publier des commentaires sur mon piti blog, je te demanderai juste d'ob&eacute;ir &agrave; quelques pitites r&egrave;gles :<br>- &eacute;crire en minuscules. Les majuscules, &ccedil;a fait mal aux yeux.<br>- veiller &agrave; l'orthographe, chose qui peut &ecirc;tre facilement assur&eacute;e &agrave; condition de :<br>- relire ton com avant de le poster<br><br>merci<br>Lady Ada]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Jan 2009 12:59:26 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-26523589-6.html#comment35933340</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de NANA]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-26523589-6.html#comment35904499</link>        <description><![CDATA[TOUT SA ET INT2R2SENT<img border="0" src="http://fdata.over-blog.com/pics/smiles/icon_surprised.gif">]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 Jan 2009 21:51:30 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-26523589-6.html#comment35904499</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Dante]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment32936141</link>        <description><![CDATA[<p>Qu'il me soit permis, sans lien &eacute;videmment avec ce blog et l'aticle, de souhaiter un bon anniversaire &agrave; Lady Ada !</p>
<p>Amiti&egrave;s europ&eacute;ennes :-))</p>
<p>Dante.</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 08:01:21 +0100</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment32936141</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment31586225</link>        <description><![CDATA[<span style="background-color: #ffff99;"><span style="color: #000000;">Cela m'&eacute;tonnait aussi... Asimov ne s'&eacute;tant jamais vraiment int&eacute;ress&eacute; &agrave; Mars, un seul recueil de nouvelles est consacr&eacute; la plan&egrave;te rouge : <em>La voie martienne</em>.<br /><br />En revanche, Bradbury par ses <em>Chroniques martiennes</em> (pour l'angle po&eacute;tique, j'adore), Kim Stalnley Robinson dans son cycle <em>Mars la Rouge/Mars la verte/Mars la bleue</em> (pour l'angle scientifique, mais tr&egrave;s long &agrave; lire, dans tous les sens du terme...) et, plus r&eacute;cemment, Robert Charles Wilson dans son <em>Spin</em> se sont int&eacute;ress&eacute;s &agrave; la terraformation de la plan&egrave;te.<br /><br />Pour ce qui est des bouquins de vulgarisation d'Asimov, je dois avouer ma totale m&eacute;connaissance ;-)<br />Je me rappelle juste avoir lu une nouvelle dans laquelle il pastichait les rituels de la th&egrave;se de chimie qu'il r&eacute;digeait &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, nouvelle dont il apprit le succ&egrave;s le jour m&ecirc;me de sa soutenance, de la part des membres de son jury.<br /><br />Lady Ada</span></span>]]></description>
        <pubDate>Fri, 26 Sep 2008 22:27:50 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment31586225</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Hyarion]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment31571304</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il s'agissait pas d'une nouvelle, mais d'ouvrages de vulgarisation sur l'astronomie qu'Asimov a &eacute;crit pour un jeune public, et que j'ai lu il y a bien des ann&eacute;es...<br /><br />Amicalement, :-)<br /><br />Hyarion, l'anarcho-monarchiste.</p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 26 Sep 2008 17:42:10 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment31571304</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment31534695</link>        <description><![CDATA[<span style="background-color: #ffff99;"><span style="color: #000000;">Immonde persifleur!<br />Implore mon pardon, tout de suite!<br /><br />Non? c'est &eacute;trange, l'envie de r&eacute;pondre par un grand post sur les th&egrave;ses et espoirs de la terraformation de Mars me prend tout &agrave; coup... Pourtant, c'&eacute;tait mal parti!<br /><br />Mars ne m'a jamais vraiment int&eacute;ress&eacute;e, et l'id&eacute;e de sa terraformation m'a s&eacute;duite le temps d'un article sur <em>Science et Vie</em>, pour retomber comme un soufflet une fois le zine ferm&eacute;. <br /><br />Mon truc (tu le sais bien, mais consid&egrave;re &ccedil;a comme une forme de vangeance froide, m&eacute;thodique et minutieusement pr&eacute;par&eacute;e), c'est les batailles spatiales (en gros : <em>Fondation</em> et surtout <em>Fondation et Empire</em> d'Asimov, <em>Les joueurs du Non-A</em> de Van Vogt et un peu de <em>Triplan&eacute;taire</em> de E. E. Smith). Batailles spatiales qui opposent &eacute;videmment de puissants Empires galactiques sous la houlette fi&egrave;re et efficace de h&eacute;ros -ah... Bel Riose et le Mulet!- pris dans des circonstances historiques qui les d&eacute;passent (en g&eacute;n&eacute;ral, les Empires s'&eacute;croulent, parce que la dictature, c'est mal).<br /><br />Le m&eacute;chant &eacute;cossais Iain M. Banks a litt&eacute;ralement explos&eacute; les codes du space opera dans les ann&eacute;es 90 avec le (g&eacute;nial) <em>Cycle de la Culture</em> dans lequel il donne vie &agrave; une civilisation galactique, anarchiste et absolument prosp&egrave;re. Des d&eacute;bats passionants se greffent l&agrave;-dessus dans le milieu SF : certains consid&egrave;rent que l'utopie de Banks est en r&eacute;alit&eacute; un enfer et que le message de Banks n'a pas &eacute;t&eacute; compris : <br /><br />un monde (une galaxie!) sans guerres, sans Etat, sans travail (les robots sont intelligents et pourvoient &agrave; tous les besoins), sans argent, sans aucune restriction de libert&eacute; d'aucune sorte (&agrave; part le meurtre) est paradoxalement terrible en ce sens qu'il ne donne plus de fronti&egrave;re &agrave; franchir, plus de buts qui permette de se d&eacute;passer, ou de donner un sens &agrave; sa vie. La plupart pensent n&eacute;anmoins que cette utopie est une r&eacute;alit&eacute; &agrave; prendre au premier degr&egrave;s : libert&eacute; totale, aucune oppression ou obligation d'aucune sorte. Quant au sens de la vie, il existe toujours mille fronti&egrave;res &agrave; franchir (autres que politiques ou sociales, bien sur).<br /><br />Pour ce qui est d'Asimov, j'ai d&eacute;couvert la SF -et la litt&eacute;rature- avec ce grand auteur, dont j'empruntais syst&eacute;matiquement les recueils de nouvelles dans le CDI de mon lyc&eacute;e... Pour autant, je ne me souviens pas la nouvelle dont tu parles!<br />Tu as plus de pr&eacute;cisions??<br /><br />Bon, puis pour les ast&eacute;roides... tu crois &agrave; l'influence du plasma parasite?<br /><br />Lady Ada</span></span>]]></description>
        <pubDate>Thu, 25 Sep 2008 19:16:59 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment31534695</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Hyarion]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment31530923</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lady Ada &gt;&gt;&gt; <em>"Le plus probable pour une mission martienne est la coop&eacute;ration internationale, du fait m&ecirc;me de son co&ucirc;t exorbitant. L&rsquo;homme ira sur Mars et finira par coloniser le syst&egrave;me solaire durant les prochains si&egrave;cles. Mais chaque chose en son temps&hellip;"</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette coop&eacute;ration internationale pour aller sur Mars, l'&eacute;crivain Isaac Asimov l'avait d&eacute;j&agrave; envisag&eacute; en son temps, pr&eacute;voyant alors notamment une coop&eacute;ration entre les Etats-Unis d'Am&eacute;rique et l'URSS (&agrave; l'&eacute;poque non encore disparue)... Quant &agrave; l'arriv&eacute;e de l'homme sur Mars elle-m&ecirc;me, elle a &eacute;t&eacute; envisag&eacute;e comme &eacute;tant le d&eacute;but d'une colonisation de cette plan&egrave;te avec fonte volontaire des glaciers des p&ocirc;les pour en faire des oc&eacute;ans, introduction progressive de l'oxyg&egrave;ne en quantitit&eacute; suffisante pour vivre, etc. C'est quelque-chose qui m'avait fait assez r&ecirc;ver quand j'&eacute;tais gamin. Je me souviens qu'Asimov - qui en plus d'&ecirc;tre un &eacute;crivain de science-fiction &eacute;tait aussi un bon vulgarisateur en mati&egrave;re d'astronomie - avait aussi envisag&eacute;, par ailleurs, la construction de ce que l'on appellerait sans doute aujourd'hui des stations orbitales, de formes extraordinaires et surtout susceptibles de permettre &agrave; l'homme d'&eacute;chapper au cataclysme cosmique ayant an&eacute;anti les dinosaures il y a 65 millions d'ann&eacute;es...<br />Voila tout ce que je peux dire sur la question. Inutile de r&eacute;pondre &agrave; mon ignorance suppos&eacute;e par un article sur la question de savoir si la colonisation de Mars aura lieu ou pas, ou si les hommes seront capables d'&eacute;chapper au sort qu'ont connu les dinosaures... ;-) Je ne fais ici qu'&eacute;voquer des choses li&eacute;es &agrave; des souvenirs de lecture de mon enfance...</p>
<p style="text-align: justify;">Amicalement, :-)</p>
<p style="text-align: justify;">Hyarion, l'anarcho-monarchiste.</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 25 Sep 2008 17:38:23 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-23108181-6.html#comment31530923</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-22976985-6.html#comment31363568</link>        <description><![CDATA[<span style="background-color: #ffff99; color: #000000;">Je tiens d'abord &agrave; rectifier une petite chose : cela fait au moins une bonne ann&eacute;e que je connaissais le slogan pro-Cthulhu fi&egrave;rement propag&eacute; par toutes les personnes de bon go&ucirc;t que compte internet. Je ne peux donc que m'insurger face &agrave; tes insinuations douteuses. Je dirais m&ecirc;me blessantes.<br /><br />Ensuite :<br />Bien &eacute;videmment, l'artiste n'est pas conscient de son r&ocirc;le dans la soci&eacute;t&eacute;. Ni en tant que musicien, ni en tant qu'&eacute;crivain (&agrave; l'exception de quelques-uns qui r&eacute;fl&eacute;chissent justement sur ce rapport comme Don Delillo de nos jours ou Dostoievski au XIXeme).<br /><br />Ensuite, bien entendu, la richesse de l'artiste r&eacute;side tout autant dans son talent et sa vista que dans son public qui se chargera de trouver des significations &agrave; l'oeuvre. C'est le public qui d&eacute;cidera in fine de la place que l'oeuvre de l'artiste occupera dans le monde.<br /><br />J'&eacute;cris cet article dans une optique purement politique. Le r&ocirc;le de l'artiste m'int&eacute;resse ici en ce qu'il peut apporter &agrave; mon r&ecirc;ve politique. Bien entendu, mes positions ici ne m'emp&ecirc;cherons pas d'&ecirc;tre pleinement en accord avec <em>Le peintre de la vie moderne</em> de Baudelaire ou <em>Du spirituel dans l'art</em> de Kandinsky, voire m&ecirc;me avec les prises de position "art pour l'art" d'un Proust, dans la mesure o&ugrave; ces positions se pla&ccedil;aient dans l'optique artistique.<br /><br />Comme je l'ai dit, l'art et le politique ont un r&ocirc;le compl&eacute;mentaire mais des buts oppos&eacute;s.<br /><br />Lady Ada</span>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Sep 2008 09:52:06 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-22976985-6.html#comment31363568</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-22975408-6.html#comment31363043</link>        <description><![CDATA[<span style="background-color: #ffff99; color: #000000;">Hum... en m&ecirc;me temps, Napol&eacute;on III avait d&eacute;j&agrave; eu plusieurs occasions de s'occuper de Bismarck en 1864 ou 66... mais il est vrai qu'il avait les yeux tourn&eacute;s vers le Mexique &agrave; cette &eacute;poque ;-)<br /><br />Il n'emp&ecirc;che, quelque soit le cr&eacute;tinisme de cet empereur en mati&egrave;re de politique &eacute;trang&egrave;re, la France du Second Empire fut celle de Flaubert, de Baudelaire et de Barbey d'Aurevilly. Et &ccedil;a, il faut l'avouer : c'est la classe.<br /><br />Lady Ada</span>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Sep 2008 09:35:04 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-22975408-6.html#comment31363043</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Hyarion]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-22976985-6.html#comment31359721</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Oui, je sais, je t'avais dit qu'il existait des pantoufles Cthulu et m&ecirc;me des petits Cthulus en peluches, et je sais que tu aimerai bien t'en procurer, mais ce n'est pas une raison pour "p&eacute;ter les plombs" en fin d'article ! (et puis, d'abord, le g&eacute;nial slogan <em>"Cthulu for President"</em>, c'est moi qui t'en ai parl&eacute; en premier !) ;op<br /><br />Bon, sinon, je ne pensais pas que ce fameux commentaire me vaudrait une r&eacute;ponse aussi spectaculaire...<br />Que dire, sinon que je n'ai bien &eacute;videmment pas pr&eacute;tendu exprimer un point de vue tr&egrave;s arr&ecirc;t&eacute; sur le rapport entre histoire, art et politique ? En r&eacute;alit&eacute;, c'est en tant que personne cherchant &agrave; cr&eacute;er que j'ai r&eacute;agi, bien plus qu'en tant que personne cherchant syst&eacute;matiquement et quasi-scientifiquement des v&eacute;rit&eacute;s dans les cr&eacute;ations des autres... Et de ce point de vue, il est clair que je ne me situe pas forc&eacute;ment dans la position de celui qui se dit consciemment "mon &eacute;poque est une &eacute;poque de merde, et je vais la d&eacute;noncer dans une oeuvre". Cela ne signifie pas que mon &eacute;poque ne m'inspire pas en tant que telle, mais si elle exerce forc&eacute;ment une influence (qui suscite r&eacute;action dans la cr&eacute;ation), c'est d'une mani&egrave;re sinon inconsciente, du moins de fa&ccedil;on un peu d&eacute;tourn&eacute;e, avec une certaine subtilit&eacute;... Si, par exemple, je cr&eacute;e - en litt&eacute;rature - un personnage de fiction &eacute;voluant dans une autre &eacute;poque que la notre, voire dans un autre univers, mais que ce personnage ressemble &agrave; un personnage contemporain r&eacute;el et connu de tous, c'est sans doute que j'&eacute;prouve le besoin qu'il y ait cette ressemblance, mais dans ce cas-l&agrave;, &agrave; la limite, ce n'est pas &agrave; moi &agrave; le dire, et encore moins &agrave; le revendiquer en le criant sur tous les toits... L'artiste, l'&eacute;crivain, le cin&eacute;aste cr&eacute;&eacute;nt des oeuvres : ils peuvent toujours expliquer ce qu'ils ont voulu faire, mais ce n'est pas une obligation. D'autres peuvent s'en charger, avec plus ou moins de pertinence, et le font souvent volontiers, pour le pire comme pour le meilleur... Sans lecteurs et/ou spectateurs, sans interpr&eacute;tations des uns et des autres, sans analyses, sans perceptions d'autrui, la cr&eacute;ation artistique est sans objet. Mais ce n'est pas aux artistes qu'il faut demander de mettre leur travail en perspective en mettant eux-m&ecirc;mes des notes en bas de page pour que tout soit clair, en expliquant tout de A &agrave; Z sur le monde comme il va en analysant leur propre travail... Ils cr&eacute;ent, c'est d&eacute;j&agrave; beaucoup. Apr&egrave;s, le fait qu'ils puissent &ecirc;tre conscients de la port&eacute;e de ce qu'ils font, cela peut &ecirc;tre une bonne chose, mais ce n'est pas une obligation. On a aussi le droit de litt&eacute;ralement "s'&eacute;vader" par la cr&eacute;ation, m&ecirc;me si on peut, en m&ecirc;me temps, avoir conscience que la cr&eacute;ation artistisque est une forme d'exutoire par rapport &agrave; quelque-chose... Quelque-chose qui peut &ecirc;tre notre &eacute;poque et/ou notre monde comme il va...<br /><br />Bon, vous avez vu l'heure ? Je pense avoir suffisemment pay&eacute; tribut en mati&egrave;re de commentaire pour cette nuit... ;-)<br /><br />Good night,<br /><br />Amicalement, :-)<br /><br />Hyarion, l'anarcho-monarchiste.<br /></div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Sep 2008 01:58:13 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-22976985-6.html#comment31359721</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Hyarion]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-22975408-6.html#comment31359467</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt; font-family: georgia;">Lady Ada &gt;&gt;&gt; <em>"Et
pour faire plaisir &agrave; un anti-bismarckien notoire, je cite la suite&nbsp;(on
est en 1889) : &laquo;&nbsp;Au moment o&ugrave; l&rsquo;Allemagne s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve comme grande
puissance, la France gagne une importance nouvelle comme <em>puissance de culture</em>.
Aujourd&rsquo;hui d&eacute;j&agrave;, beaucoup de s&eacute;rieux nouveau, beaucoup de nouvelle
passion de l&rsquo;esprit a &eacute;migr&eacute; &agrave; Paris&nbsp;; la question du pessimisme par
exemple, par exemple, la question Wagner, presque toutes les questions
psychologiques et artistiques sont examin&eacute;es l&agrave;-bas avec infiniment
plus de finesse et de profondeur qu&rsquo;en Allemagne, - les Allemands sont
m&ecirc;me <em>incapables</em> de cette esp&egrave;ce de s&eacute;rieux.&nbsp;&raquo;"</em><br /><br />Merci de cette d&eacute;licate attention... ;-)<br /><br />Amicalement, :-)<br /><br />Hyarion, l'anarcho-monarchiste... qui aurait bien aim&eacute; que la d&eacute;p&ecirc;che d'Ems finisse coinc&eacute;e dans la gorge d'un certain chancelier AVANT m&ecirc;me qu'elle ait pu &ecirc;tre rendu publique... ;op<br /></span></span></div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Sep 2008 01:11:08 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-22975408-6.html#comment31359467</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lady Ada]]></title>
        <link>http://europeana.over-blog.com/article-22773282-6.html#comment31265248</link>        <description><![CDATA[<span style="background-color: #ffffff; color: #000000;">Juste un petit message pour dire que mon article-r&eacute;ponse &agrave; Hyarion concernant le r&ocirc;le du film historique dans la soci&eacute;t&eacute;, et plus largement du film de genre, est en pr&eacute;paration. Lente mais r&eacute;elle. j'esp&egrave;re pouvoir la poster ce jeudi...<br /><br />Lady Ada</span>]]></description>
        <pubDate>Wed, 17 Sep 2008 23:54:34 +0200</pubDate>        <guid >http://europeana.over-blog.com/article-22773282-6.html#comment31265248</guid>
                                            </item>
  
 </channel>
</rss>